* it's never later than midnight *

© 2020, Matthieu Bourel
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[EN] [French here under]
This is a draft text, seeking to define this term, Data-Ism, which is supposed to define my own work, whatever medium, by borrowing, appropriation, reinterpretation and an implicite dialogue with others.
Almost a way of life, by samples of curiosities. This text is bound to evolve over time.

Dataism? Or a fight against boredom,

I was asked several times during some rare interviews what I meant by "dataism", but each time I stayed too vague on my opinion, by a thought too shortened, or by omiting important facts, due to lack of time and a further reflection.
Obviously a digestion of all the information that surrounds us, daily, but this sums up more Art in general, with a big A. Art that speaks to people. Exchange. Also linked to the time that goes by. a Time stamp for global memory. Hence the need for some clarification.

By dataism, I mean more a lecture by an immediate action on the image. To find spontaneously, almost instantaneously, a means of disgression, a Q&A with the original, a way of diverting substance form, in a reflection of our time. There is of course not only one way, but hundreds. and will often be unique to each individual by its choice, its curiosity and its own experience/existence, thus a good method of exercise of the gaze, of curiosity, and the Act of creation itself.

I believe that this approach requires a deep and precise understanding of the image, and of your own curiosity, your own self. Reactivate an old image, the one that call your eye on any feed, for example, by incorporating a collage element more or less contemporary, but above all disgressive, as Max ernst has already done in his series "A Week of Goodness"-main principle of collage by association-. Could be simply drawing on it with bright colors, primary, abstract way (see Serie Sur/Face), or collage by multiplication of the same image (Duplicity), or multi layers portrait (see faces, see also the work of Lucas Simoes which was important to me at this time, a "tilt"). We can also think of a simple and mechanical animation, fast or slow (see gif / Reference also to Jean Tingueli and kinetic art) can also revive, offering a second meaning to a first, often forgotten, context.
Dis-Place / An idea achievable by basic tools, even digitally, such as the chisel and glue in the original cinema montage technics. X-axis symmetries or simple rotations, such as on pivot. After that, according to everyone, everything is possible and there are absolutly no restrictions in the manners. Do how you want, what you want. There is no dogma here, but mine.

Considering the activity of social networks over the last 10 years, I find it also interesting that by picking a random image posted by someone at a given time, image attracting curiosity, then proceed to modify it, find it a new name, then re-inject the image directly into the same network shortly after, can create a bounce, and interactivity with others. To not forget to mention the source of the image, its author, and the one who published it first, the goal being not to feign an original creation, but to assume completely the approach, the importance of curiosity, even anonymously, and with all the humility that this act might requires.

Accordingly, I believe it's important to highlight, in addition to Max Ernst's, the work of Jiri Kolar in the 60s, who had made his personal lexicon of his own created techniques, as a repertoire of his own life (Rollage, pliages, etc.), knowing that in Czechoslovakia at this time under the former USSR, such diversions & collage were considered too subversive, and therefore forbidden, which had caused him not-to-mention, a lot of trouble. It is hence a political act, of resistance to conformity and the sacred. To show the visible invisible, a reflection of some flaws in society in front of all men. To not forget, when such people like Trump will probably want to define "what is good & tolerable art". Trump/Goebbles, I don't see things that far, but I'm afraid Trump could even be more stupid & narcissic to make things worse. Ein reiner Vollidiot.

This idea of "political" dataism is thus intrinsically linked to all these influences and much more, also link to my illustration works, but I still hope that through myself, as an interface of my own influences, I bring here hopefully a new approach, which can reach a dialogue with the other, and open up to new ways, and why not, interest others to follow. To Exchange, the main goal

[Understand / Destroy / Rebuilt]

[FR ]
Il s'agit ici d'une ébauche de texte, cherchant à definir ce terme, censé définir mon propre travail, quelque medium que ce soit, par l'emprunt, l'appropriation, la réinterprétation et ainsi, un dialogue.
Presque une manière de vivre, par échantillon de curiosités. Ce texte est amené à evoluer au fil du temps.

Data-ism? Ou combat contre l'ennui.
Il s'agit ici d'une ébauche de texte, cherchant à definir ce terme, censé définir mon propre travail, quelque medium que ce soit, par l'emprunt, l'appropriation, la réinterprétation et le dialogue.
Une manière de vivre, par échantillon de curiosités. Ce texte est amené à evoluer au fil du temps.

On m'a demandé à plusieurs reprises ce que j'entendais par "data-ism", mais à chaque fois je suis resté trop vague, par une pensée trop étroite, en ométtant souvent le principal, faute de temps ou de réflexion plus approfondie.
Evidemment, il s'agit d'une digestion de toutes les informations qui nous entourent, quotidiennent, mais ceci résume surtout l'Art en général. D'où le besoin d'apporter quelques précisions.

Par dataisme, j'entend une lecture directe de l'image entrainant une action. Trouver spontanément, quasi instantanemment, une idée, un moyen de disgression, une manière de détourner le fond de la forme, une réponse presque immédiate. Il n'y en a pas qu'une seule mais plusieurs, et sera souvent propre à chaque chacun de par son choix, sa curiosité et sa propre expérience, existence.

Une méthode d'exercice donc, du regard, d'apprentissage de sa propre curiosité dans l'acte de création, pour tous, partout, tout le temps.Cette approche requière je pense une forte compréhension de l'image, et une connaissance de sa propre curiosité, de soi.

Réactiver une image ancienne par exemple, en y intégrant un élément de collage plus ou moins contemporain, mais surtout disgressif, comme l'a déjà fait Max ernst dans sa série "une semaine de Bonté". Un dessin abstrait de couleurs primaires, vives sur photos anciennes (voir Serie Sur/Face, ou travail de Jean Francois Lepage), collages par multiplication de la meme image (Serie Duplicity ), ou des portraits en couches multiples (voir Serie Faces, ou le travail de Lucas Simoes, important pour moi à l'époque). On peut aussi penser à une animation simple, presque mécanique, rapide ou lente (gif/Référence à Jean Tingueli, l'art cinétique et l'image mouvement) pouvant aussi redonner vie, le souffle, offrant alors un sens second à un contexte premier. Une idée réalisable par des outils primaires, meme numériquement, tel le ciseau et colle dans le montage, cinéma d'origine. Des symétries sur axes X,Y ou des rotation simple, comme sur pivot. Après, selon chacun, tout est possible. Il n'y a pas ici de Dogme, à part le mien.

Aussi, Compte tenu de l'avénement des réseaux sociaux ces 2 dernières décennies, je trouve intéressant, une fois que l'oeil curieux est attiré par une image postée par un autre, ce dans un temps donné, de procéder alors à sa modification, hommage ou outrage, puis réinjecter l'image modifiée directement dans ce meme réseau. Cela peut alors créer un rebond, une certaine interactivité avec les autres, ainsi un dialogue. Ne pas oublier de mentionner la source de l'image, son auteur, et celui qui l'a publié en premier, le but n'étant pas de feindre une création originale, mais bien d'assumer totalement la démarche, voire anonymement, avec toute l'humilité que cet acte nécessite.

Je pense qu'il est alors important de souligner le travail de Jiri Kolar dans les années 60, qui avait fait son propre lexique de ses techniques de collages inventées, comme un répertoire de sa propre vie (Rollage, plaige, épandage, etc), sachant qu'en Tchécoslovaquie sous l'ex-URSS, ce genre de détournements et collages étaient considérés comme subversifs (meme de mettre son cadre à l'envers, cqfd..), et étaient donc tout simplement interdit, ce qui lui avait valu beaucoup d'ennuis, pas des moindres. Il s'agit donc d'un acte politique, de résistance face à la conformité et au sacré. Faire voir l'invisible visible, reflet soudain de quelques failles de la société devant pourtant unir tous les hommes (et les femmes).

Cette idée de dataisme politique est donc reliée intrinséquement à toutes ces influences et bien plus, et j'espère que par le biais de moi-meme, en tant qu'interface de mes propres influences, j'apporte ici humblement une approche nouvelle, pouvant parvenir à un dialogue avec l'autre, et pourquoi pas, ouvrir à d'autres approches plus encore, pour se découvrir soi-meme, face à face, avec l'autre.
Merci de votre attention.

[Comprend / Détruit / Reconstruit ]